« Mulhouse connexions » de Michel Turk

Carole Fernier, lieutenant de police en poste à Annecy se voit confier par le commissaire Jouvin l’enquête ouverte après la commission d’un double-meurtre à Cluses dans la vallée de l’Arve. A priori, aucun mobile ne vient expliquer le crime. Les maigres indices recueillis, notamment de police scientifique, orientent les policiers vers un tueur professionnel, totalement amoral. Mais les enquêteurs, Carole et Yann, vont se heurter à un mur du silence, une omerta qu’il sera difficile de briser. Les policiers, en travaillant sur les moindres indices récoltés finissent par orienter leurs recherches loin de leurs bases, près de Bâle où une affaire semblable n’a pu être élucidée vingt ans auparavant, puis par capillarité dans le Bade-Wurtemberg à proximité de la frontière suisse. L’affaire va progresser grâce à la coopération juridico-policière transfrontalière qui ramènera les enquêteurs sur une piste mulhousienne. Se pose alors juridiquement la question de savoir si le crime est de droit commun ou s’il est rattachable à une entreprise terroriste, certains éléments recueillis pouvant le laisser penser.

L’enquête fait un large détour par l’impitoyable univers des prisons à cause d’un témoin incarcéré dont la déposition va s’avérer capitale. Carole Fernier et ses collègues vont reconstituer le puzzle qui leur permettra de remonter jusqu’aux auteurs du crime. Si la collaboration gendarmerie-police s’avère en tout point positive, il n’en est pas de même entre services concurrents du ministère de l’intérieur : guerre des polices ? Quelles conséquences sur l’affaire ? Que va-t-il se passer à Mulhouse ? Dénouement ?

13.5 x 21, 264 pages, collé, 14.50 €